The Ersatz – Chronique ALBUM- KTFIY / Sons of Metal

The Ersatz – Kill The False Inside You

Source: http://sons-of-metal.com/2014/09/12/the-ersatz-kill-the-false-inside-you-album/

« La qualité des titres est évidente, des petites bombes comme One More Scar, Obey Industry ou encore Embryo Born From Fire ont tôt fait de jouer avec vos nerfs. The Ersatz pourrait être le fossoyeur de votre système nerveux tant ces titres font mal. »

« Univers personnel où la gouaille éraillée du chant pourra en dérouter certains mais en guider bien d’autres, cette voix marque sa différence et du fait sort de la masse. L’autre bon point réside dans la qualité de l’autoproduction qui touche au très bon, voire à l’excellent. »

« Au final, cette galette est une cathédrale, où il faut en détailler l’œuvre et y revenir plusieurs fois pour en saisir la mesure de sa grandeur »

« The Ersatz a vu le jour en 2011 à Nantes. Le groupe évolue sous forme de quatuor et se compose de XXVII au chant, de IGGDRAZYL aux claviers et à la guitare, de BOIGA à la guitare et enfin de Thalicox à la basse. Se présentant comme un « groupuscule insurrectionnel anticipant la destruction du pouvoir en place qui aliène l’humanité », le combo vient nous présenter sa façon de lutter par le biais de ce premier album. Notons également que c’est une nouvelle production du label Finisterian Dead End.

Émotionnel, parfois irréel, l’univers de The Ersatz se veut multi dimensionnel et peu conventionnel. Ces quatre musiciens auraient-ils pris « Que faire » ou bien encore « matérialisme et empiriocriticisme» de l’incommensurable Vladimir Ilitch Lenine pour adapter ces textes et écrits révolutionnaires pour les changer en notes ? Auraient-ils trouvé le lien entre cette littérature marxiste et leur musique pour en faire leur philosophie de vie et nous la faire partager ? Ce n’est peut-être pas une probabilité mais à coup sûr une possibilité. L’idée de se rebeller et de débarrasser du joug gouvernemental est emprunt au grand révolutionnaire que fut Lenine. Ce détail historique précisé, le flot musical de cet album attirera naturellement les amateurs de Nine Inch Nails ainsi que ceux de Marilyn Manson. Ecoutez Winterguts notamment et vous sentirez la silhouette de L’inquiétant Monsieur Manson près de vous. La section de claviers remplace la ligne de basse comme sur Intruder Under My Skin, le premier titre de l’album qui s’avère en être aussi l’un des meilleurs. Univers personnel où la gouaille éraillée du chant pourra en dérouter certains mais en guider bien d’autres, cette voix marque sa différence et du fait sort de la masse. L’autre bon point réside dans la qualité de l’autoproduction qui touche au très bon, voire à l’excellent. Les riffs de guitare se veulent souvent épaulés par les claviers et autres sonorités électro mais ils en conservent néanmoins le côté brut de la guitare, comme sur le morceau Dead Space Parasite. La qualité des titres est évidente, des petites bombes comme One More Scar, Obey Industry ou encore Embryo Born From Fire ont tôt fait de jouer avec vos nerfs. The Ersatz pourrait être le fossoyeur de votre système nerveux tant ces titres font mal. Mais il y existe aussi un autre penchant musical comme sur Hybrid Children et System Failure, titres aux accents très électro, pour le moins surprenant mais pas tant que cela non plus. Put The Death se montre beaucoup plus belliqueux pour sa part et sans conteste l’un des plus agressifs de cet album. On retrouve avec ce titre l’énergie du premier morceau ouvrant cet album. Au final, cette galette est une cathédrale, où il faut en détailler l’œuvre et y revenir plusieurs fois pour en saisir la mesure de sa grandeur.

Cet opus peut se découvrir tel un livre où les lignes lues seraient comme autant de partitions et où les lettres remplaceraient les notes. Amis metalleux, certains d’entre vous seront déroutés, mais d’autres parmi vous adhéreront et adoreront cette fiole musicale remplie d’un élixir complexe mais d’une grande rareté. The Ersatz n’en est pas un en tous cas, il est bien plus que cela. »

Publié le 12/09/2014, par Pat